Tous les goûts sont dans la nature

Tous les goûts sont dans la nature

Emission de reportage sur l'environnement

Claret Sébastien

Découvrez les artisans du goût. Une émission faite d’entretiens et de reportages sur ce qui se fait de mieux en matière d’alimentation, de gastronomie et de production agricole (producteurs, éleveurs, fromager, restaurateurs, cavistes, maraîcher, paysan, jardinage…)

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Castanet-Tolosan : les marchés de plein vent misent sur l’animation et l’alimentation locale

À Castanet-Tolosan, les marchés de plein vent ne se résument plus à de simples lieux d’achat. La municipalité entend en faire de véritables espaces de vie, de rencontres et de sensibilisation autour de l’alimentation locale et des circuits courts. Une orientation qui se traduit par une programmation d’animations tout au long de l’année, avec un temps fort du 19 au 23 mai à l’occasion de la semaine de l’alimentation, baptisée cette année « L’assiette en fête ».

La commune organise trois marchés hebdomadaires : le mardi matin et le vendredi après-midi sous la Halle, ainsi que le samedi matin place Argyroupoli, dans le quartier de la Verte-Prairie. Le marché du mardi, avec plus de 90 commerçants et producteurs, figure parmi les plus importants du Sicoval et attire une clientèle bien au-delà des limites de la commune.

Pour Luc Evans, adjoint au maire délégué aux Entreprises, à l’Emploi et à la Gestion des marchés de plein vent, ces rendez-vous doivent rester des lieux vivants et attractifs. « Faire vivre les marchés, c’est ce qui permet de les dynamiser, d’attirer des gens qui ne seraient pas forcément venus et de leur faire découvrir le marché sous un autre jour », explique-t-il. « Ce n’est pas juste venir faire ses courses, c’est aussi découvrir des produits, une façon de travailler et la passion des commerçants. »

Une semaine dédiée à l’alimentation

La semaine « L’assiette en fête » s’inscrit dans cette dynamique. Pendant plusieurs jours, des animations seront proposées dans différents lieux de la ville : écoles, restaurants scolaires, Espace de Vie Sociale l’Escambi, cinéma, associations partenaires et marchés.

Sous la Halle, plusieurs ateliers culinaires gratuits seront organisés en lien avec les commerçants et associations locales. Le mardi 19 mai, l’association Popote, Papote et Potagers proposera un atelier cuisine autour des productions des jardins partagés. Le vendredi 22 mai, le traiteur Théo Quiros animera un atelier consacré à la fabrication de pâtes fraîches. Enfin, le samedi 23 mai, un atelier de confection de sushis permettra au public de découvrir la cuisine japonaise.

« On aura des ateliers cuisine avec des commerçants du marché eux-mêmes », souligne Catherine Lartigue, placière des marchés castanéens. « Le samedi matin, le Japon débarque dans vos assiettes avec un atelier gratuit de fabrication de sushis offert par la mairie. »

Au-delà de l’aspect festif, la municipalité revendique une démarche de sensibilisation autour de l’alimentation saine, du goût et des circuits courts. « L’idée, c’est de redonner le goût aux citoyens de venir sur les marchés », insiste Luc Evans. « Consommer des produits frais, de saison, issus de producteurs qui travaillent de manière raisonnée, c’est autre chose que des produits transformés qui ont perdu leur goût. »

Le label « Ici c’est local » pour mieux identifier les producteurs

Depuis plusieurs années, la ville a également mis en place une signalétique spécifique sur ses marchés avec le label « Ici c’est local ». Des panneaux permettent aux consommateurs d’identifier l’origine des produits et les modes de distribution.

« C’était un des projets principaux du précédent mandat », rappelle Luc Evans. « Cette étiquette permet de voir si l’on achète directement à un producteur, si le produit vient d’un circuit court et s’il y a des intermédiaires. »

Trois logos distincts permettent ainsi d’identifier les produits locaux dans un rayon de moins de 150 kilomètres, les circuits courts plus éloignés ou encore les produits passant par un intermédiaire.

Pour la municipalité, cette démarche vise aussi à encourager une consommation plus responsable. « Le consommateur peut avoir une forme d’engagement dans son achat », estime l’élu. « Favoriser les circuits courts, c’est soutenir des producteurs locaux et des méthodes de travail plus raisonnées. »

Selon Catherine Lartigue, les commerçants ont rapidement adhéré au dispositif. « Ça met en avant leur savoir-faire. Ils ne sont plus noyés dans la masse comme de simples revendeurs. »

Une alternative aux grandes surfaces

Dans un contexte où les débats autour de la malbouffe et de la qualité alimentaire prennent de l’ampleur, la municipalité défend les marchés comme une alternative crédible aux grandes surfaces et à la restauration rapide.

« Les marchés ont souvent l’image de produits chers, ce qui est totalement faux », affirme Luc Evans. « Il faut venir, comparer les prix et regarder la qualité des produits. Même des producteurs bio restent accessibles lorsqu’ils travaillent sur des produits de saison. »

La ville souhaite également valoriser les solidarités entre commerçants et producteurs locaux. « Les marchés, c’est une grande famille où il y a beaucoup d’entraide », poursuit l’adjoint au maire. « C’est ce type de dynamique qu’on veut favoriser plutôt qu’un modèle où les producteurs sont peu rémunérés. »

Une commission consultative pour associer habitants et commerçants

Autre nouveauté : la création d’une commission consultative des marchés. Cette instance réunira commerçants et habitants afin de discuter du fonctionnement des marchés et de leur évolution.

« L’idée, c’était de pouvoir davantage impliquer les citoyens mais aussi les commerçants », explique Luc Evans. « Un marché, c’est un équilibre très fin. Si l’on ajoute trop de commerçants dans une même activité, cela peut fragiliser l’ensemble. »

Cette commission doit permettre aux habitants de mieux comprendre les contraintes d’organisation tout en faisant remonter leurs attentes. La municipalité espère également étendre à l’échelle du Sicoval certaines initiatives locales, notamment le label « Ici c’est local », afin d’harmoniser les repères pour les consommateurs sur l’ensemble des marchés du territoire.

Au-delà des animations ponctuelles, Castanet-Tolosan entend ainsi faire de ses marchés des lieux centraux de la vie locale, où alimentation, économie de proximité et convivialité se rejoignent au fil des saisons.

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Castanet-Tolosan : Un projet maraîcher pour soutenir l’agriculture locale et durable

Castanet-Tolosan : Un Projet Maraîcher pour Soutenir l’Agriculture Locale et Durable
Dans le cadre de sa politique de transition écologique, la commune de Castanet-Tolosan s’engage en faveur de l’agriculture locale avec le lancement d’un projet ambitieux : une installation maraîchère sur le site de Rabaudy. Ce projet vise à promouvoir une production alimentaire saine et durable tout en soutenant les circuits courts.

L’objectif ? Préserver les terres agricoles, encourager l’installation de nouveaux agriculteurs et améliorer l’accès à une alimentation de qualité pour les habitants et les cantines scolaires.

Un Site dédié à l’agriculture durable
Le site de Rabaudy, destiné à accueillir cette nouvelle activité, sera équipé d’un bâtiment de 280 m² dédié au stockage et à la gestion de la production maraîchère, avec un espace de bureau. La commune prendra en charge une partie des équipements et l’installation du réseau d’irrigation primaire pour garantir un débit suffisant. Les candidats sélectionnés devront financer le reste des équipements nécessaires à leur activité.

À terme, la production de ce site sera principalement orientée vers les circuits courts. D’ici 2027, les cantines scolaires de Castanet-Tolosan bénéficieront directement de cette production locale, avec l’appui de nouvelles cuisines scolaires dédiées.

Un appel à candidatures pour les agriculteurs
Pour concrétiser ce projet, la municipalité lance un appel à candidatures ouvert jusqu’au 27 janvier 2025 à 15h . Les agriculteurs intéressés pourront soumettre leur dossier en ligne sur le site officiel de la ville ou par email à maraichage @castanet -tolosan .fr .

Deux visites du site sont programmées les 5 et 19 décembre 2024 à 9h , sur inscription préalable, afin de permettre aux candidats de mieux appréhender les enjeux du projet.

Un projet évalué par un jury d’experts
Un jury composé d’élus, de financiers et de référents techniques examinera les candidatures selon trois critères principaux :

Viabilité technique et économique du projet (40 %).
Adéquation avec la politique locale , notamment sur les pratiques écologiques et durables (40 %).
Viabilité humaine , évaluant la capacité du porteur de projet à mener à bien cette initiative (20 %).
Les candidats présélectionnés présenteront leur projet au jury en février 2025, et les résultats seront publiés le 3 mars 2025 . La mise en culture est prévue pour l’été ou l’automne 2025.

Une opportunité pour l’agriculture locale
En plus du maraîchage biologique, le site de Rabaudy pourra accueillir des projets complémentaires, comme l’arboriculture ou l’élevage en agroforesterie. La municipalité encourage les porteurs de projets à proposer des initiatives innovantes, alignées avec les objectifs écologiques de la commune.

Cette initiative reflète l’engagement de Castanet-Tolosan pour une transition agricole durable. En soutenant les agriculteurs locaux, la commune souhaite offrir aux habitants des produits de qualité tout en renforçant la résilience alimentaire de son territoire.

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Le salon de l'apéro

Du samedi 23 et au dimanche 24 mars se tenait au centre de congrès Diagora à Labège, le Salon de l’apéro. Une soixantaine d’exposants étaient présents. Un évènement convivial qui montre que l'apéritif se réinvente.

Plus local, plus sain, plus responsable L’apéritif connait une véritable révolution. Le succès des bars à tapas a entrainé avec lui un véritable changement de consommation. Le verre de pastis avec quelques chips semble passé de mode. La tendance est aux boissons très peu alcoolisée ou les tapenades végan.

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L'école du jardinage de la cité des sciences vertes

L'école de jardinage a été initiée par la cité des sciences vertes à Auzeville. Une action qui s'inscrit dans le cadre du Projet Alimentaire territorial de l'agglomération du SICOVAL. Les ateliers de l'école ont pour objectif de se réapproprier un savoir-faire oublié dans une démarche de souveraineté alimentaire et écologique.
Pierre Virmont directeur de formation continue et de l'apprentissage au sein de la cité des sciences vertes et Hélène Thieblemont formatrice au FCPA nous présentent l'école de jardinage dans ce reportage réalisé lors d'un atelier.