Pour Marc Leseney, l’engagement biologique remonte aux premières plantations, en 1983. À Festes-et-Saint-André, dans la Haute-Vallée de l’Aude, le vigneron du Château Marco a d’abord développé une ferme associant plusieurs activités, avant de se consacrer à la viticulture.
Son atout tient notamment à la situation du domaine. À environ 400 mètres d’altitude, la proximité des Pyrénées apporte, explique-t-il, une fraîcheur de fin de saison favorable à ses vins blancs. Mauzac, chenin et chardonnay composent une production qui comprend des blancs secs et des effervescents, parmi lesquels blanquettes, crémants et pétillants naturels.
Cette orientation rejoint sa réflexion sur l’avenir de la filière. Dans son entretien, Marc Leseney décrit les difficultés d’une partie de la viticulture audoise, confrontée à la baisse de la consommation et aux arrachages. Il estime que les vins méditerranéens fortement alcoolisés correspondent moins aux attentes actuelles.
« Les habitudes changent, il faut s’adapter. »
Les blancs et les effervescents représentent, à ses yeux, une possibilité pour répondre à cette évolution. Il refuse toutefois de considérer son domaine comme épargné par les difficultés : il évoque notamment la flavescence dorée et les dégâts des sangliers.
Son parcours rappelle aussi que le bio se construit collectivement. Longtemps engagé au sein du BioCivam de l’Aude, il raconte avoir voulu contribuer à démontrer la viabilité de cette agriculture.
« Je suis venu très jeune, à 21 ans, pour pratiquer l’agriculture biologique et surtout pour démontrer que ça marche. »
Pour illustrer son travail, il choisit une cuvée de chenin vinifiée en amphore et dédiée à sa fille Adèle. Une façon de relier, dans la bouteille, recherche technique et histoire personnelle.




